Oubliez les clichés touristiques, cette balade dans le 9ème arrondissement mixe les pépites artistiques et les grosses tueries food. Entre deux musées confidentiels, on s'arrête dans certaines bonnes adresses du quartier pour se régaler sans prise de tête.
On commence la journée en beauté chez Rosa Maison Pâtissière. Avec ma fille et l'Homme, on s'est posés dans ce spot ultra cosy pour prendre notre petit-déjeuner.
Rien ne vaut la douceur de cet endroit pour débuter la journée. En poussant la porte, on s'est tout de suite sentis enveloppés par l'ambiance calme et lumineuse du lieu, un vrai petit cocon pour se réveiller en douceur loin du tumulte parisien. On s'est installés confortablement pour partager un moment rien qu'à nous, attablés devant de délicieuses boissons fumantes. Mais le vrai bonheur a été de croquer ensemble dans leurs fameux flans : ce contraste fou entre le feuilletage croustillant de la pâte à croissant et la crème fondante à la vanille pour l'un et à la pistache pour l'autre, nous a instantanément fait fondre. Tout, nous faisait envie ! On a également testé le croissant, le cinnamom roll, un pure délice...
Maintenant que le petit-déjeuner est pris, direction les Grands Boulevards pour une immersion totale au Musée Gourmand Choco-Story.
Dès l'entrée, l'odeur enveloppante de cacao nous a mis direct dans l'ambiance. On s'est lancés dans un voyage à travers le temps, des rituels mystiques des Mayas et des Aztèques jusqu'aux secrets de fabrication moderne.
Le parcours est vivant et interactif, mais soyons honnêtes, le vrai bonheur, c'est qu'on passe la visite à tendre la main pour choper des pastilles de dégustation un peu partout (je ne sais pas comment, je n'ai pas eu de crise de foie). On a adoré comparer les pourcentages de cacao et découvrir des grands crus venus du monde entier.
Au-delà des dégustations, le vrai trésor pour nous, c'est son incroyable collection d'objets anciens. On est restés un bon moment devant les vitrines du premier étage, fascinés par toute cette vaisselle d'époque et ces boites collector. C'est là qu'on réalise à quel point le chocolat était un produit de luxe absolu, réservé à la noblesse et à la haute bourgeoisie.
On est aussi restés scotchés devant les sculptures monumentales en chocolat, notamment une réplique géante de la Tour Eiffel.
Après cette immersion chocolatée, il nous fallait une petite pause pour digérer toutes ces anecdotes et ces dégustations. On s'est donc arrêtés juste à côté, à la terrasse du Delaville Café, sur les Grands Boulevards.
On s'est installés pour savourer un cappuccino bien mousseux au soleil, l'occasion parfaite de débriefer la visite. Et là, surprise, on voit passer ce chat à longs poils de la maison ! Il déambulait tranquillement entre les tables avec une belle élégance, comme s'il était le patron des lieux. Ma fille a direct craqué sur sa bouille. C'était la petite touche inattendue et super mignonne qui a rendu ce break encore plus cool, une vraie pause tendresse.
Pour le déjeuner, nous avons filé chez Maim Fan Kaiten grâce un une super réduction dénichée sur TheFork à -50% sur l'addition, autant dire qu'on ne s'est pas privés ! On s'est installés face au grand tapis roulant, et c'était presque un jeu de guetter les petites assiettes colorées de sushis et de makis hyper frais qui défilaient sous nos yeux. On a pioché selon nos envies du moment, dans une ambiance ludique et décontractée.
Une fois rassasiés, on a repris notre marche vers le Musée Gustave Moreau. C'est une maison-atelier restée exactement dans son jus du XIXe siècle.
Ce qu'il faut savoir c'est que l'entrée est gratuite le premier dimanche de chaque mois. Il faut absolument penser à réserver son créneau à l'avance sur leur billetterie en ligne car les places s'arrachent. Attention tout de même, ces jours-là, le billet donne uniquement accès aux grands ateliers des 2ème et 3ème étage. Les appartement du peintre situés au 1er étage restent fermés à cause de la trop forte affluence (trop dommage). C'est une visite qui demande d'être un vrai féru de peinture symboliste et de mythologie, car les murs sont littéralement saturés de toiles du sol au plafond. Mais, même si on n'est pas mordu d'art, le déplacement vaut le coup d’œil rien que pour admirer ce superbe escalier en colimaçon qui spirale vers le ciel et qui offre un spot photo intéressant.
Pour clore cette journée en beauté, on a quitté le 9ème arrondissement pour une escapade dans le 10e, direction les berges du Canal Saint-Martin. C'est à la mythique brasserie de l'Hôtel du Nord (je vous en ai déjà parlé) que l'on s'est posés pour s'offrir le dernier verre de la journée avant de quitter notre fille.
S'asseoir au milieu de ce décor rétro tout droit sorti des années 30 était la fin de parcours parfaite.