Situé au cœur du 9ème arrondissement de Paris, le théâtre Mogador est l'un des temples français de la comédie musicale. Inauguré en 1919, il a su traverser les époques en conservant son élégance et sa vocation spectaculaire. Sa salle à l'italienne, son acoustique et sa capacité d'accueil en font un lieu idéal pour les grandes productions internationales.
Au fil des années, Mogador est devenu la scène française des grands succès de Brodway, accueillant notamment Cats, Le Fantôme de l'Opéra, Mamma Mia !, Grease ou encore Chicago.
La salle du théâtre est impressionnante, les fauteuils rouges, les balcons superposés, la scène bien dégagé.
Où que l'on s'installe, la scène reste lisible.
Ce qui frappe, c'est sa capacité à s'effacer, une fois le spectacle lancé.
Il est interdit de filmer ou de photographier la comédie musicale.
Le Roi Lion s'impose comme l'un des spectacles les plus impressionnants jamais montés à Paris. Adaptée du film d'animation culte de Disney, cette comédie musicale va bien au-delà d'une simple transposition scénique.
La mise en scène signée Julie Taymor est un véritable chef-d’œuvre visuel. Les masques et marionnettes sont inspirés des arts africains, les costumes sont spectaculaires, les décors mobiles sont ingénieux et des chorégraphies puissantes et expressives.
Dès les premières notes du Roi Lion, j'ai senti un frisson me parcourir." L'histoire de la vie" résonne, les animaux avancent dans les allées, au-dessus de nos têtes.
Ce qui me touche le plus, ce ne sont pas seulement les décors ou les costumes somptueux, mais cette manière qu'a le spectacle de parler doucement à notre mémoire. Simba, c'est l'enfance, la perte, la peur de grandir, puis le courage de reprendre sa place. Certains passages serrent la gorge sans qu'on sache vraiment pourquoi. Les chansons que l'on croyait connaître prennent une profondeur nouvelle, portées par les voix, les chœurs, les percussions.
Quand le rideau tombe, il reste quelque chose, une émotion discrète mais persistante, comme un souvenir que l'on emporte avec soi en sortant dans la nuit parisienne.